15 avril 2011

L’ultimate

L’ultimate est un sport d’équipe sans contact et auto-arbitré créé en 1968 aux États-Unis. À l’extérieur, il se joue habituellement à 7 contre 7 tandis qu’à l’intérieur, les formats 4×4 et 5×5 existent dépendant de la superficie de jeu disponible. Le but du jeu est de progresser le long du terrain en lançant un disque (communément appelé frisbee) jusqu’à ce qu’il soit attrapé dans la zone de but adverse. Le mot « frisbee » est une marque déposée de Wham-O, première compagnie à avoir introduit ce type d’objet sur le marché. Un joueur en possession du disque établit un pied de pivot et il ne peut se déplacer tant qu’il n’a pas lancé le disque.

Dix règles simples décrivant l’ultimate sont indiquées plus bas dans cette page de même que la charte de l’esprit du jeu. Consultez la page Documents pour obtenir les règles du jeu détaillées ou la page Vidéos pour voir le sport en action.

Véronique Ellyson, Sherbrooke, tournoi Chez Memphré 2012. Photo : Michel Windsor.

Un sport auto-arbitré

Une des caractéristiques principales de l’ultimate est l’absence d’arbitre, car les joueurs sont les arbitres. Ainsi, la responsabilité de respecter les règles du jeu incombe aux joueurs plutôt qu’à une tierce personne. L’esprit sportif est un élément essentiel du jeu et il est très valorisé à tous les niveaux. Après les parties, les deux équipes se rencontrent pour faire un jeu ou une discussion qui permet de créer des liens avec les joueurs de l’autre équipe et désamorcer les possibles mésententes.

Lors des parties compétitives importantes (demi-finales et finales des Championnats canadiens), il arrive que des observateurs soient demandés. Ceux-ci interviennent seulement lorsque les joueurs le leur demandent.

Les premières impressions de Fred et Yanick de RDS

Dix règles simples

1. Le terrain : Un terrain réglementaire est de 110 m x 37 m. Il comprend une zone de jeu de 64 m x 37 m et deux zones de but de 23 m x 37 m à chaque extrémité.

2. La mise au jeu : Les deux équipes sont alignées face à face sur la ligne de but intérieure. L’équipe défensive (D) lance le disque à l’équipe offensive (O). Il y a sept joueurs par alignement lors d’une partie réglementaire.

3. Le pointage : L’équipe offensive marque un point à chaque fois qu’elle attrape le disque dans la zone de but de l’équipe défensive. Les équipes changent de côté après chaque point. L’équipe qui vient de marquer fait la nouvelle mise au jeu.

4. Le déplacement du disque : Le disque est déplacé en faisant des passes entre coéquipiers. Le disque peut être lancé dans n’importe quelle direction. La personne qui attrape le disque devient « le lanceur » et a un maximum de 10 secondes pour faire une passe. La personne de l’équipe défensive qui surveille le lanceur est « le marqueur ». Le marqueur compte à voix haute le délai de 10 secondes dès qu’il est à l’intérieur d’une zone de 3 m autour du lanceur.

5. Le changement de possession : Lorsqu’une passe n’est pas complétée (échappée, bloquée, interceptée, hors-jeu), l’équipe défensive prend immédiatement possession du disque là où le disque s’est immobilisé ou est sorti du terrain et devient l’équipe offensive.

6. Les substitutions : Les joueurs peuvent être remplacés seulement lorsqu’un point a été marqué ou lorsqu’il y a un temps d’arrêt demandé pour une blessure.

7. L’absence de contact : Aucun contact physique n’est permis entre les joueurs. Une faute survient lorsqu’un contact a lieu entre deux joueurs lors du lancer ou de l’attraper du disque.

8. Les fautes et les hors-jeu : Si le joueur perd ou ne peut pas prendre possession du disque à cause d’un contact, il y a faute et le disque revient au joueur qui a subi la faute. Si il y a désaccord entre les deux personnes en cause, on recommence le jeu. Il est également interdit de se servir des autres joueurs comme écran (« pick ») pour empêcher un défenseur de suivre un attaquant. Il y a hors-jeu lorsqu’un joueur attrape le disque à l’extérieur des limites du terrain (les lignes ne font pas partie du terrain).

9. L’auto-arbitrage : Les joueurs sont responsables de signaler leurs fautes et les hors-jeu. Les joueurs résolvent leur propre dispute. Si il y a mésentente, le jeu est recommencé.

10. L’esprit du jeu : L’Ultimate encourage fortement l’esprit sportif et le jeu loyal. Le jeu compétitif est encouragé, mais jamais aux dépens du respect entre les joueurs, des règles et du plaisir de jouer.

L’esprit du jeu : Responsabilité de chacun

La FQU encourage fortement l’esprit sportif et le jeu loyal. Le jeu compétitif est encouragé, mais jamais aux dépens du respect entre les joueurs, des règles et du plaisir de jouer.

 

Ultimate Canada nous partage aussi plusieurs ressources pour valoriser et améliorer l’Esprit de jeu dans la pratique de l’ultimate.

Charte de l’esprit du jeu

1. La règle d’or : traitez les autres comme vous voudriez être traité
Les parties exaltantes sont le résultat du respect mutuel entre les adversaires. Attendez- vous au meilleur de vos adversaires. Donnez-lui le bénéfice du doute. Vous en voudriez autant pour vous. Mais, si vous avez une carapace solide, ne présumez pas que votre adversaire en a une aussi. Vous devriez peut-être penser à cette règle comme : « traitez les autres comme vous voudriez qu’ils traitent votre mère ».

2. Contrôle – l’esprit du jeu exige des efforts
L’esprit du jeu n’est pas un principe abstrait que tout le monde adopte et qu’alors les matchs se déroulent en douceur sans effort. Des appels difficiles sont faits dans des matchs serrés. Des fautes sérieuses sont commises. L’esprit du jeu concerne la façon dont vous vous contrôlez sous pression : comment vous contenez votre émotivité, contrôlez votre caractère et modulez votre voix… Si vous initiez ou contribuez à un manquement à l’esprit du jeu, le concept s’écroule rapidement. Si vous contribuez à régler les problèmes (ou, au moins, à ne pas les envenimer) en respectant le point 1, ils disparaissent d’eux-mêmes

3. Plaisanter et narguer sont des choses différentes
Le ultimate a une longue tradition de plaisanteries spirituelles. Les plaisanteries sont des blagues amicales, souvent faites par des spectateurs qui ne jouent pas. Plaisanter est amusant, mais narguer est malvenu et contraire à l’esprit du jeu. Des critiques acerbes après une faute d’un opposant ou un jeu serré ne sont pas des plaisanteries : ce sont des critiques abusives qui créent une ambiance de jeu désagréable et évoluent souvent en disputes offensantes.

4. L’esprit du jeu est compatible avec du jeu intense
C’est une erreur de prétendre que des enjeux sont si importants que certains aspects de l’esprit du jeu peuvent être mis de côté. Maintes et maintes fois, de grandes équipes et des joueurs étoiles ont démontré que vous pouvez jouer avec toute votre compétitivité et votre talent athlétique sans sacrifier le fair-play ou le respect de votre adversaire.

5. Ne vous vengez pas
Il n’y a pas de principe « œil pour œil ». Si vous avez été lésé, cela ne vous donne pas le droit de léser quelqu’un d’autre en retour. Dans le cas extrême où vous auriez été sévèrement maltraité, vous pouvez soumettre la situation à un capitaine, un organisateur de tournoi ou même déposer une plainte auprès de votre ligue. Si vous vous faites justice, une plainte pourrait être déposée contre vous! Rappelez-vous le point 1 : traitez les autres comme vous voudriez être traité, pas comme ils vous ont traité. En fin de compte, vous êtes responsables de vos actes.

6. Respirez!
Après une faute sérieuse, un appel serré ou un jeu controversé, prenez du recul, faites une pause et prenez une grande respiration. Dans le feu de l’action, les émotions s’emballent facilement. En vous donnant un peu de temps et d’espace, vous aurez une meilleure perspective pour vous calmer et vous concentrer sur les détails de la controverse (était-elle « sur le terrain » ou « hors limite », avez-vous touché sa main ou le disque, l’obstruction a-t-elle affecté le jeu, …) Votre réserve incitera votre adversaire à plus de réserve. Le conflit évité, vous pouvez continuer à jouer normalement.

7. Quand vous faites le bien, tous le voient
Quand vous tendez l’autre joue, vous savez que vous avez fait la bonne chose à faire. Vous n’entendrez pas nécessairement des louanges ni ne verrez d’ovation, mais les autres joueurs vous voient. Éventuellement, leur respect pour vous et leur appréciation du jeu en seront augmentés.

8. Soyez généreux de vos encouragements
Complimentez un adversaire sur un bel attrapé. Dites à un coéquipier que vous admirez son honnêteté quand il se déclare lui-même « hors limite ». Regardez les joueurs dans les yeux et félicitez-les quand vous leur serrez la main après un match. Ces petits gestes font beaucoup pour l’esprit du jeu, un gain important pour un peu de temps et d’effort.

9. C’est la première impression qui compte
Non seulement le fait de réaliser qu’on se rappellera vos actions aide à diminuer les mauvais comportements, il peut aussi inspirer une meilleure conduite. Plusieurs anciens aiment rencontrer un joueur d’élite qui se rappelle leur première rencontre sur un terrain et se rappelle la scène en détail. Une bonne première rencontre avec un jeune joueur impressionnable peut avoir un impact à long terme considérable.

10. Ayez du plaisir!
Toutes choses étant égales par ailleurs, les matchs sont beaucoup plus amusants sans antipathie. Jouez intensément! Soyez équitable! Ayez du plaisir!