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Journée internationale du sport féminin

21/01/2021
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FQU.ca

La journée internationale du sport féminin.

Aujourd’hui on fête la journée internationale du sport féminin. À cette occasion nous présentons le témoignage de six femmes impliquées dans l’Ultimate. Nous les avons questionnées sur la pertinence de célébrer le sport au féminin et sur les femmes qu’elles admirent.

Ces passionnées d’Ultimate ont d’abord exprimé le souhait que cette journée spéciale génère une visibilité et une reconnaissance accrues à l’égard du sport féminin. Pour elles, le sport est associé à l’empowerment et au dépassement de soi. Elles nous ont aussi confié avoir été guidées par des femmes d’un dévouement, d’un enthousiasme et d’une passion hors du commun.

Les six sportives qui ont pris part à l’échange sont :

 

Voici leurs témoignages présentés autour des deux questions que nous leur avons posées.

Que signifie la journée internationale du sport féminin pour vous ?

CC : Je viens d’Amos et dans ma région on avait de la misère à avoir le nombre suffisant de filles, nous n’étions pas beaucoup. Quand on pense au sport, on pense au hockey ou au basket où il y a toujours eu beaucoup de gars. Mais les filles devraient aussi se sentir à leur place… le sport est essentiel pour tout le monde. Les filles qui jouent à l’Ultimate sont passionnées, ce sont de belles personnes à côtoyer. Toutes les filles de notre équipe se donnent à fond. Même en contexte de compétition, le jeu est toujours convivial.

JD : Je trouve que le sport en général est important pour tout le monde, peu importe l’âge, le sexe, la couleur de peau ou l’orientation sexuelle. Par contre, je pense que ça prend une reconnaissance pour les gens qui investissent du temps, de l’énergie, des efforts et qui doivent faire des compromis pour arriver à pratiquer leurs sports. Dans le futur, j’aimerais voir plus de reconnaissance pour ce type d’investissement en particulier pour celui des femmes.

JL : C’est une occasion pour les femmes d’obtenir de la visibilité et de la reconnaissance.  Les femmes pratiquent généralement moins les sports d’équipe lorsqu’elles sont adultes. On sait que c’est plus difficile pour les femmes de percer dans le sport. On a besoin d’avoir des figures féminines pour que les jeunes puissent s’identifier et voir que c’est possible. Nous devons montrer l’exemple.

CM : C’est l’occasion de souligner le travail des athlètes et des entraineuses féminines. Cette journée toute spéciale permet d’offrir de la visibilité au sport féminin qui en mérite bien.

C’est aussi un moment pour exprimer de la reconnaissance à toutes ces femmes qui s’investissent dans le sport.

AT : Pour moi cette journée est l’occasion de souligner l’empowerment que les jeunes filles peuvent acquérir par le sport. L’Ultimate permet de développer une certaine discipline ainsi que des habiletés sociales.  Le genre de dépassement de soi que l’on vit dans ce jeu est différent de ce qu’on éprouve dans les autres sphères de nos vies.  On devrait encourager les jeunes filles à prendre part à ce genre d’activité.

MAV : Je pense que c’est une belle journée pour célébrer notre place dans le domaine du sport.  On a l’impression que les compétences sportives des femmes sont moins spectaculaires que celles des hommes, mais nous sommes tout aussi intéressantes et captivantes. Les choses évoluent quand même depuis quelques années. Il s’agit de penser à Becky Hammon qui a joué le rôle d’entraineur-chef pour la première fois au cours d’une partie de la NBA.  De plus, on retrouve de plus en plus de femmes comme entraineuses ou dans l’administration. Une célébration comme celle d’aujourd’hui permet de nous mettre en valeur et de faire grandir notre contribution dans le milieu sportif.

 

Pouvez-vous identifier une femme qui vous inspire ?

CC : La femme qui m’inspire le plus est Julie-Anne Brousseau.  C’est une joueuse d’Ultimate enthousiaste avec un bon spirit qui a toujours un bon mot pour encourager ses coéquipières. Avant, je n’étais pas passionnée par les sports d’équipe…. je faisais plutôt de la natation, un sport individuel, mais grâce à Julie-Anne j’apprécie l’Ultimate. Elle m’a aidée à m’améliorer et à me surpasser. C’est une femme sympathique qui est aussi mon amie à l’extérieur du sport.

JD : Des femmes qui m’inspirent il y en a tellement…. mais je pense à Alison Fischer une extraordinaire capitaine, une coéquipière et une joueuse de frisbee. Cette mère de deux enfants a mis de côté son rôle de joueuse pour devenir coach. Elle entraine l’équipe IRIS et a aussi encadré Équipe Canada au niveau junior pendant plusieurs années.

Elle s’est pleinement investie dans ce rôle. En plus d’échanger avec beaucoup d’entraineurs, elle a fait beaucoup de lectures pour comprendre la psychologie sportive. Son regard a contribué à améliorer la pratique du frisbee au Québec et au Canada. Alison s’implique avec son équipe à différents niveaux. Elle a à cœur le développement du talent de ses joueuses et la bonne chimie de l’équipe. C’est aussi une confidente pour les jeunes de son équipe qui reste disponible pour les aider bien au-delà du sport.

JL : Caroline Cadotte m’inspire, car elle combine la vie familiale, le travail et une impressionnante carrière dans l’Ultimate. Être capable de combiner ces rôles avec succès est remarquable ! En fait, j’admire beaucoup (beaucoup !) toutes les femmes qui portent tous les chapeaux possibles et combinent plusieurs rôles en même temps ! Je salue toutes les mamans/travailleuses/athlètes/entraineuses/cheerleaders/ et toutes tâches connexes, bravo !

Dans ce même esprit, j’admire les athlètes qui prennent position politiquement, qui défendent le droit des femmes et la diversité dans le sport.  Ces engagements multiples au-delà du sport méritent le respect selon moi. Par exemple, j’admire Megan Rapinoe (athlète de soccer des États-Unis). Non seulement parce qu’elle est une bonne athlète, mais également puisqu’elle donne une voie à plusieurs causes telles que la place du sport féminin et l’inclusion de la communauté LGBTQ++.

CM : J’ai beaucoup d’admiration pour Marie-Ève Beauchemin qui est une bonne amie et aussi l’une des capitaines de l’équipe nationale d’Ultimate. Elle a toujours voulu être dans l’équipe nationale et elle s’est beaucoup entrainée en vue de la compétition qui a malheureusement été annulée à cause de la pandémie. Malgré tout, elle est restée passionnée et investie dans le sport. Marie-Ève a travaillé fort pour encourager son équipe dans ces circonstances difficiles.

AT : Il y en a vraiment beaucoup de femmes remarquables…  mais je dirais ma coéquipière d’utimate Julie Leblanc-Dumas. C’est une joueuse qui fait ressortir le meilleur de chacune d’entre nous. Par ses habiletés et son attitude, cette athlète est une leader inspirante.  En donnant beaucoup de son temps, elle a assuré le bon fonctionnement de l’équipe et elle a permis à la ligue féminine de bien décoller. Comme capitaine, elle a aussi investi l’énergie nécessaire à bien développer le bassin de joueuses à Québec.

MAV : La femme qui m’inspire le plus c’est Catherine Thibodeau, entraineuse au basketball.  Je suis avocate maintenant et je l’ai connue alors que j’étudiais au CÉGEP. C’était une vraie passionnée qui m’a inculquée le mode de vie sain des athlètes. Comme entraineuse, elle nous amenait au bout de nos limites en repoussant constamment nos capacités. Les conseils qu’elle m’a donnés m’aident encore et m’ont permis de me développer dans un sport qui est complètement différent. C’est une femme qui a eu une place importante dans mon parcours sportif. Entrainer pour elle était une réelle vocation.

 

Crédits photos: Ultimate Grand Montréal et Guillaume Turcotte

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