Entrevue du lundi avec Charles Létourneau-Berger de Rimouski

L’ultimate est de plus en plus populaire chez les jeunes et en particulier dans les écoles secondaires du Québec. Afin de mieux connaître ce mouvement, la Fédération québécoise d’ultimate a décidé de faire revivre les entrevues du lundi mais cette fois en s’intéressant à ceux et celles qui le commencent tôt dans leur vie. Ainsi, au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des juniors qui représentent nos espoirs de demain. Un joueur et une joueuse ont été choisis par association.

Cette semaine, nous interviewons Charles Létourneau-Berger de Rimouski.


FQU: À quel âge, où, avec qui et comment avez-vous commencé à jouer au ultimate?

Charles Létourneau-Berger: Ma toute première expérience d’ultimate fut à 16 ans, alors que je n’avais jamais entendu parler du sport. Ma passion pour l’ultimate s’est développée lorsque j’étais à mon école secondaire de Rimouski. Ultimate Rimouski offrait une séance d’initiation pour les jeunes, sur l’heure du dîner. Moi et quelques uns de mes amis y étions allé, j’avais bien aimé le sport. On s’est ensuite pratiqués dans le but d’aller à un tournoi à Montréal. C’est durant ces entraînements que j’en ai appris davantage sur les valeurs du sport qui ne faisaient que confirmer que j’avais enfin trouvé mon sport! Quelques mois d’entrainement ne suffirent pas pour remporter le tournoi bien entendu, mais le plaisir nous suffit pour s’emparer de la bannière de l’esprit sportif!

Ça va bientôt faire 4 ans que j’ai participé à ce tournoi et depuis, j’ai eu des zones mortes, mais disons que je fais du compétitif depuis ~1-2ans.

FQU: Qu’est-ce que vous appréciez de l’ultimate ?

CLB: L’esprit sportif. Les origines hippies du ultimate persistent, car ça fait partie des règles, c’est ce qu’on nous explique en premier. L’esprit dans lequel on pratique notre sport doit être amusant, tout en étant compétitif.

L’ultimate demande à courir la plupart du temps, l’intensité qui ressort du sport est un des attraits principaux. Il y a toujours de la place pour être plus intense, particulièrement à la défensive. Ce n’est pas pour rien que le sport est sans contact, c’est parce que les joueurs y sont assez intenses pour que ce soit spectaculaire !

L’ultimate se joue avec un frisbee et la maniabilité de la courbe du disque tournant est ”insane” (extraordinaire) ! L’art de manier le frisbee apporte une autre dimension au sport. Il doit bien y avoir 20 types de lancers et à chacun d’entre eux au moins 10 autres variantes (courbe intérieure, flottant, vitesse, hauteur, etc.).
Enfin, pour rejoindre le point précédent, la créativité est un aspect très appréciable du ultimate. Il y a différentes manières de lancers le frisbee comme il y a une multitude de jeux exploitables selon l’adversaire. Le sport est encore jeune et j’ose croire qu’on est loin d’avoir tout expérimenté !

FQU: Quels sont vos objectifs? Vos ambitions?

CLB: J’espère jouer du ultimate de très haut calibre. J’aimerais bien jouer au niveau international ! Sinon, j’ai 2 autres objectifs loufoques. Faire la split pour pouvoir aller chercher quelques centimètres en plus lorsque je feinte. Exemple: http://www.youtube.com/watch?v=D06wRcTpPio&feature=related. Mon 2e objectif est d’avoir un très bon handling des 2 mains. Mais bon, je vais commencer par une.

FQU: Pour quelle équipe aimeriez-vous jouer dans 5 ans?

CLB: Je n’ai jamais expérimenté l’open. Je ne peux qu’aspirer à jouer mixte pour l’instant. Soyons fou: Odyssée. Si j’aime l’open: Méphisto!

FQU: Quel joueur ou joueuse d’ultimate a été ou est un bon modèle pour vous? Pourquoi?

CLB: Un bon modèle, je dirais Jonathan Côté. Il a été un bon leader du développement du ultimate frisbee à Rimouski. De plus, quand j’ai commencé, c’était un des meilleurs de Rimouski (il l’est encore)! Il est loin d’être hautain, au contraire, il considère chaque joueur. La même réflexion, sur l’humilité, se transpose pour les grands joueurs d’ultimate au Québec. Je ne les connais pas personnellement, mais lors des échanges que j’ai eu avec, Jean-Lévy, JP Riopel et Christian Mathieu m’ont semblé humble, pour ne nommer que ceux-ci. Bref, j’ai énormément de reconnaissance pour les joueurs dévoués au ultimate.

FQU: Dans quel programme d’étude étudiez-vous? Quel métier voulez-vous faire plus tard?

CLB: J’étudie présentement au 1er cycle en Chimie de l’Environnement et des Bioressources à l’UQAR. Chimiste et/ou travail qui serait utile sur le plan environnemental. Je rêve à concerter la majorité de la population ainsi que des entreprises à un avenir durable (environnementalement, économiquement et socialement intéressant). J’suis pas grano, j’suis juste un peu écolo.

Consultez les autres entrevues du lundi.