Entrevue du lundi avec Camille Barnes de Montréal

L’ultimate est de plus en plus populaire chez les jeunes et en particulier dans les écoles secondaires du Québec. Afin de mieux connaître ce mouvement, la Fédération québécoise d’ultimate a décidé de faire revivre les entrevues du lundi mais cette fois en s’intéressant à ceux et celles qui le commencent tôt dans leur vie. Ainsi, au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des juniors qui représentent nos espoirs de demain. Un joueur et une joueuse ont été choisis par association.

Cette semaine, nous interviewons Camille Barnes de Montréal.


FQU: À quel âge, où, avec qui et comment avez-vous commencé à jouer au ultimate?

Camille Barnes: Ce n’est qu’au printemps dernier que j’ai découvert l’ultimate. J’avais alors 16 ans ! C’est Dominic Labelle, un ancien joueur de Kerozen et un ami à l’école, qui m’a initié au ultimate. Il organisait des parties contre les professeurs sur l’heure du dîner à l’automne et au printemps l’année passée. Puis, il m’a encouragé à faire les sélections pour l’équipe junior de Montréal qui se tenaient en fin avril lors du tournoi de 

Sainte-Julie. C’est donc avec ma faible expérience en frisbee, ou plutôt ma non expérience, que j’ai participé au tournoi durant le mois. J’avais un peu appris la base de l’ultimate lors des matchs amicaux, mais je ne connaissais aucun jeu et rien au langage utilisé. Je ne savais même pas ce qu’était un flick ! Puis, au mois de mai, j’ai participé à un autre tournoi, cette fois avec des amis du secondaire. Nous étions «déguisés» en pirates, aucunement sérieux comparativement aux autres équipes, mais ce tournoi m’a vraiment fait apprécier l’ultimate. J’ai vraiment eu du plaisir même quand on se faisait battre à plat de couture. Ensuite, j’ai décidé de poursuivre les tryouts pour Kerozen. J’ai été prise dans l’équipe et j’ai joué compétitif pour la première fois durant l’été 2011.

FQU: Qu’est-ce que vous appréciez de l’ultimate ?

CB: C’est vraiment l’ensemble de ce sport que j’adore. Je trouve que l’esprit d’équipe est un des points forts du ultimate. En tout cas, c’est ce qui m’a charmé à mes débuts. Les gens sont très « friendly » même si ce sont des adversaires et la communication entre joueurs est surprenante. Il y a aussi le fait que ce soit un sport où l’on court tout le temps et, comme j’adore courir, cela me plaît bien. Vient ensuite le côté plus stratégique, les différents types de lancers et tout le reste !

FQU: Quels sont vos objectifs? Vos ambitions?

CB: Je souhaiterais lors de la prochaine saison améliorer mes lancers, principalement mes passes longues. Je voudrais aussi avoir une meilleure lecture du jeu afin d’être davantage utile pour mon équipe et pouvoir faire une meilleure défensive. J’aimerais beaucoup pouvoir participer aux Championnats canadiens cet été qui auront lieu à Victoria !

FQU: Pour quelle équipe aimeriez-vous jouer dans 5 ans?

CB: C’est une bonne question. Je ne m’y étais jamais vraiment attardée. Je dois dire que je ne sais pas vraiment quoi répondre. Je souhaite simplement continuer à jouer au ultimate dans les années futures.

FQU: Quel joueur ou joueuse d’ultimate a été ou est un bon modèle pour vous? Pourquoi?

CB: Kevin Groulx a été et est encore un modèle pour moi. Il a une bonne vision du jeu et une bonne technique autant en offensive qu’en défensive. Je me suis souvent inspirée de ce qu’il faisait pour parfaire mes lancers ou autre. Je trouve que c’est un joueur complet et, disons que du haut de 6 pieds 2, c’est assez impressionnant quand il saute !

FQU: Dans quel programme d’étude étudiez-vous? Quel métier voulez-vous
faire plus tard?

CB: J’étudie présentement en Sciences de la nature au cégep de Saint-Laurent. Pour ce qui est de l’avenir et du métier que je voudrais faire, je dois dire que je n’en ai pas la moindre idée !

Consultez les autres entrevues du lundi.