Flare Ultimate à Hawaii !

Un résumé de l’expérience de Flare qui a participé au tournoi Hopu Ka Lewa à Hawaii au mois de novembre dernier ! Merci à François-Xavier !

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Qui n’a jamais rêvé, un jour, d’aller en Italie ou à Hawaii? Qui n’a jamais voulu joindre l’utile à l’agréable en allant visiter des endroits paradisiaques autour du monde et jouer au Ultimate en même temps?

Eh bien c’est exactement ce qu’un groupe, principalement composé de jeunes sherbrookois, ont fait en allant à Paganello (tournoi international de plage à Rimini, Italie) en avril 2010 et au Hopu Ka Lewa (tournoi situé sur l’île d’Oahu, Hawaii) en novembre 2011.

Voici le récit de Flare Ultimate, l’équipe qui a fièrement représenté le Québec ainsi que le reste du Canada lors de la 13e  édition du tournoi Hopu Ka Lewa.

Jeudi 10 novembre 2011 :

Départ à 8 h de Montréal, 13 heures de vol plus tard et 5 h de décalage, l’équipe atterrit à l’aéroport international d’Honolulu, deux jours avant le début du tournoi afin de s’acclimater.

Samedi 12 novembre 2011 :

Sur le site du tournoi, l’ambiance est à la fête. Nous rencontrons les 15 autres équipes. La plupart viennent d’Hawaii, mais quelques équipes, habituées au tournoi se sont déplacées d’ailleurs aux États-Unis. On note, entre autres, la présence d’une équipe venue d’Alaska, qui disons-le, a bien profité, pour ne pas dire abusé, de la chaleur d’Hawaii afin de retirer quelques vêtements… Plusieurs très bons joueurs venus prêter mainforte à des équipes plus faibles arborent fièrement les couleurs de leur équipe régulière : Sockeye, Revolver et Truck Stop.

Le sifflet retentit dans les montagnes qui surplombent les terrains. Le tournoi est commencé. C’est donc sous un ciel complètement dégagé et une température frôlant les 35 °C que Flare entame la première de ses 5 batailles de la journée. Étant préclassés 2e, nous n’avons pas eu beaucoup de difficultés à sortir gagnant de notre pool. Des victoires de 13-4, 13-3 et 13-7. La chimie s’installe tranquillement. L’histoire se répète lors du 4e affrontement, une victoire convaincante de 13-6 nous assure d’être en quart de finale le lendemain.

Bien qu’en début de rencontre nous avions plutôt l’impression d’être dans un cauchemar, le dernier match sort tout droit d’un conte de fées bien. Après avoir laissé filer la première demie 7-3, le moral n’aurait pas pu être plus bas. Lors du sifflet annonçant la fin de la partie 20 minutes plus tard (soft cap), le pointage est 9-5 en faveur de nos rivaux. À ce moment, je ne peux pas expliquer clairement ce qui s’est produit. Une force venue d’ailleurs? Un acte divin…? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que tous en même temps, nous avons cru que c’était possible. Comme si le sifflet avait réveillé une bête en nous, et nous avait donné le courage d’aller au-delà de la douleur, au-delà de chaleur et de la fatigue. Ensemble, nous pouvions y arriver. C’était magique. Je n’avais jamais vécu, dans le sport, un moment aussi intense. Tranquillement, nos adversaires voient leur avance disparaitre en fumée, 9-6, 9-7. La pression monte, notre défensive se ressert, 9-8, la panique se voit dans leurs yeux. À ce moment, le sifflet sonne (hard cap) à nos oreilles, comme un baume sur une plaie, nous avions réussi… ou presque, car nous avons encore besoin d’un point pour aller au Universe. Un jeu magnifique en défensive nous permet d’avoir la possession du disque. Le temps n’est plus un obstacle. Après avoir travaillé pendant plusieurs minutes pour trouver une brèche dans la défensive adverse, nous arrivons enfin à faire le point égalisateur, 9-9. Le dernier point est interminable, comme cela arrive souvent lors des Universes, fautes, marchés, obstructions, dog call : tout est une bonne raison d’arrêter le jeu. Soudain, notre chance se présente. Un geste d’impatience, une longue passe un peu trop flottante permet à notre joueur masculin de créer un revirement aux dépens d’une joueuse féminine. Les réjouissances furent intenses, mais brèves, puisque la joueuse adverse appela une faute (sentiment, il me semble, de déjà vu (finale CUC 2011…)). Après de longs échanges verbaux assez fermes, le disque revient au lanceur, à notre grand malheur. Le reste se passe en un éclair. Le karma finit toujours par nous rattraper. Une mauvaise passe interceptée par un de nos joueurs. Ensuite, une longue passe mal jugée par le receveur, touchée par le défenseur et malgré tout attrapée dans un plongeon héroïque. Nous avons gagné cette partie 10-9, sur le Universe après avoir réalisé une remontée spectaculaire dont tout le monde rêve. L’émotion qui s’empare de nous est si grande que je puis même apercevoir des larmes dans les yeux de mes coéquipiers. J’ai bien pris soin de graver ces moments en mémoire, car plus tard on pourra dire : « Ça, c’est un souvenir! »

Dimanche 13 novembre 2011 :

Notre dimanche est un peu moins glorieux que notre samedi. Invaincus après notre première journée nous affrontons une équipe qui a aussi été parfaite la veille. Une autre remontée en fin de match nous permet de nous sauver avec la victoire. C’est en demi-finale que notre sort nous rattrape. Après avoir fait deux remontées en fin de partie, il était difficile de répéter l’exploit une troisième fois. Nous nous sommes donc effondrés par la marque de 10-6, portant notre série de victoires consécutives à 13. Le reste n’est que formalité, nous avons terminé 3e après avoir passé par toute une gamme d’émotions. Évidemment, nous aurions tous aimé remporter les honneurs, mais somme toute, je crois que tout le monde peut être très satisfait de ce merveilleux weekend.

Voilà, c’est ainsi que se termine le chapitre Hawaii de notre belle aventure. Nous quittons ces terrains avec le sentiment du devoir accompli, aucun regret et plein d’espoir pour le futur. Nous sommes jeunes, nous sommes beaux et nous avons encore toute la vie devant nous pour vivre encore pleins d’expériences plus enrichissantes les unes que les autres. Certaines seront victorieuses, d’autres le seront moins, mais je sais que je serai avec ma gang de fous et la vraie victoire, je crois qu’elle est là. Je vous souhaite à vous aussi de trouver des gens qui partagent les mêmes passions que vous, pour que vous puissiez toujours repousser vos limites et vivre, ensemble, des moments inoubliables. Où nos prochaines aventures nous mèneront? Je ne sais pas, peut-être l’Irlande, peut-être la Nouvelle-Zélande, peut-être même en Thaïlande, mais à vrai dire, cela m’importe peu, car je sais que mes amis seront toujours avec moi.

À bientôt,

FX

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