Entrevue du lundi avec Joanie-Kim Dolbec-Bradette (Touch Football et Ballon sur glace)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l’ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D’où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s’initie à l’ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l’ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d’autres, l’ultimate représente une deuxième carrière sportive… Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d’ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l’ultimate. Cette semaine, nous interviewons Joanie-Kim Dolbec-Bradette de Montréal.

Quel sport de haut niveau autre que l’ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie ?

Premièrement, j’ai joué durant plusieurs années au touch football, j’ai commencé à l’école secondaire et j’ai poursuivi au niveau collégial puis élite. J’ai participé à quelques Championnats canadiens. J’ai aussi joué dans des tournois aux États-Unis plus précisément à Oakland, à Key West et à Washington.

Deuxièmement, je suis une joueuse de ballon sur glace. J’ai commencé à l’âge de 14 ans, j’ai fait le tour du Canada pour affronter les meilleures équipes de toutes les provinces. Au niveau juvénile, moins de 19 ans, nous avons remporté plusieurs Championnats canadiens. J’ai poursuivi au niveau élite pendant 10 ans, mais durant la dernière année, j’ai choisi de mettre ce sport de côté pour me concentrer davantage sur l’ultimate frisbee l’hiver comme l’été.

Décrivez une de vos bonnes performances ?

Au touch football, je jouais en défensive, mon rôle était d’empêcher la progression offensive de l’autre équipe. Du 1er au 3 essai, je devais tout faire pour tenter d’intercepter ou de rabattre le ballon. L’une de mes plus grandes satisfactions était de redonner le ballon à ma ligne offensive soit par un interception ou 3e essai contré. Ma bonne anticipation du jeu et mon agressivité m’ont souvent permis de faire des jeux clés. Au ballon sur glace, je vais toujours me souvenir d’un but que j’ai compté en échappé lors de la finale du championnat provincial à Québec, j’ai tiré dans un des coins supérieurs, un magnifique tir. Malheureusement, nous avons perdu la partie en prolongation.

Qu’avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport ?

Je suis une personne qui adore les activités extérieures. Lors de tournois de football, je passais mes fins de semaine à l’extérieur beaux temps ou mauvais temps. Je suis contente de retrouver cet aspect au ultimate frisbee. De plus, j’aime le sport d’équipe, les défis relevés en groupe, les liens d’amitié qui se forment durant l’atteinte d’un objectif ou les moments plus difficiles. C’est pourquoi j’ai choisi de pratiquer le ballon sur glace et le touch football. Encore une fois, je retrouve ces éléments au ultimate frisbee.

Qu’est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate ?

J’ai connu l’ultimate frisbee grâce à des amis, ceux-ci jouaient le lundi soir dans la ligue de Montréal. Ils étaient en train de finaliser leur équipe pour l’été, puis il leur manquait une fille athlétique pour compléter l’alignement féminin. Ils m’ont proposé la place, j’ai accepté immédiatement et depuis j’ai totalement la piqûre pour ce sport.


Qu’est-ce que vous appréciez de l’ultimate ?

Le niveau d’intensité qu’il faut déployer sur le terrain me plaît énormément. On doit toujours garder “le focus” même si le point dure depuis plusieurs minutes et que l’on commence à être fatigué. C’est aussi un sport qui demande diverses habiletés, il faut se démarquer, poursuivre un adversaire, lancer le disque et l’attraper. Donc, il faut rester alerte, car notre rôle sur le terrain est amené à changer rapidement dû aux revirements.

En ce qui a trait à l’organisation, trouvez-vous que l’ ultimate est avangardiste ?

Certainement, il n’y a pas beaucoup de sport qui mise sur l’esprit sportif des joueurs pour mettre en application les règlements et pour régler les conflits qui peuvent survenir durant les parties. Cet aspect est nouveau pour moi, j’ai dû m’ajuster et développer une attitude propice à la gestion des mésententes. Lorsqu’on décide de jouer au ultimate, il est essentiel de promouvoir l’esprit sportif sur le terrain. Dans une autre idée, l’ultimate est, selon moi, un sport accessible à toutes personnes qui souhaitent devenir actives. L’horaire des parties est étalé du lundi au jeudi soir, puis il y a différents calibres de jeu. Le reclassement des équipes durant l’été permet aussi de conserver l’intérêt des joueurs et d’affronter des équipes de son niveau. Le programme de mentorat est aussi un élément plutôt intéressant pour aider les nouvelles équipes à s’améliorer. Ce type d’encadrement offert par l’organisation aux équipes récréatives est rarement offert dans les autres organisations sportives. Tout semble être mis en œuvre pour que les membres puissent s’impliquer et s’épanouir.

Quels aspects de l’ultimate pourrait-on améliorer ?

Il y a quelques années, j’aurai dit l’accessibilité aux équipes compétitives, un milieu qui semblait être un peu plus fermé. Cependant, je remarque aujourd’hui qu’il y a eu de grandes améliorations pour faire connaître les nombreuses possibilités compétitives qui s’offrent aux joueurs. Les informations en ce sens sont envoyées à tous régulièrement, c’est une excellente manière d’aller chercher des joueurs talentueux et d’améliorer les performances des équipes compétitives de Montréal.

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