Entrevue du lundi avec Sandra Williams (Soccer)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l’ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D’où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s’initie à l’ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l’ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d’autres, l’ultimate représente une deuxième carrière sportive… Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d’ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l’ultimate. Cette semaine, nous interviewons Sandra Williams de Sherbrooke.

Question 1 : Quel sport de haut niveau autre que l’ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie? Avec quel club? Quel niveau de compétition avez-vous atteint? Décrivez une de vos bonnes performances!

J’ai joué au soccer de niveau universitaire jusqu’à cette année dans l’équipe de l’Université de Sherbrooke. De plus, je joue dans la catégorie senior féminin AA pour Les Verts de Sherbrooke et j’ai pratiqué avec le senior AAA durant 3 ans. En soccer féminin, le niveau universitaire est le plus haut niveau accessible avant le semi-professionnel et l’équipe canadienne. J’ai participé deux fois à la coupe du Québec remportant une médaille d’or en 2009.

Question 2 : Qu’avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport?

Ce que j’apprécie du soccer est la créativité et la difficulté de ce sport. Ce que j’entends ici est que le soccer demande beaucoup d’efforts et énormément d’heures de pratique pour s’améliorer. En effet, contrôler un ballon avec ses pieds est plus difficile et moins naturel qu’un autre sport où l’action se déroule à l’aide de ses mains. Le soccer est spontané, il y a des revirements de situations à tout moment. La capacité d’adaptation rapide et la créativité est très importante.

Question 3 : Qu’est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate?

En 2004, l’Association d’Ultimate de Sherbrooke (AUS) a démarré une ligue junior d’ultimate dans les écoles secondaires de la région. À ce moment, je pratiquais déjà d’autres sports à mon école secondaire tels que le handball, le touch-football et le soccer. Toutefois, en voyant une démonstration d’ultimate, j’ai été impressionnée par cette activité sportive qui semblait combiner des habiletés de différents sports. Je me suis donc inscrite dans la ligue junior et j’ai tout de suite adoré!

Question 4 : Avec quelle(s) équipe(s) d’ultimate jouez-vous? de quelle ville?

À ma première année d’ultimate compétitif, j’ai joué avec Banzaï, une équipe mixte de Sherbrooke, et avec les Fringants dans la première équipe junior québécoise à avoir participé au championnat canadien. Les quatre étés suivants, j’ai joué avec Gecko, une autre équipe mixte sherbrookoise, qui a remporté deux médailles de bronze au championnat canadien. J’ai joué un été avec Exo une équipe féminine de Sherbrooke et je joue présentement avec Odyssée une équipe mixte de Montréal.

Question 5 : Qu’est-ce que vous appréciez de l’ultimate?

J’apprécie la philosophie de l’ultimate. L’auto-arbitrage et le respect de l’adversaire est un aspect qui distingue l’ultimate de tout autre sport. L’intensité et la condition physique que requiert ce sport sont d’autres raisons qui me font aimer ce sport. Aussi, il est intéressant de pouvoir pratiquer un sport de haut niveau mixte.

Question 6 : Quels aspects de l’ultimate pourrait-on améliorer?

La contre-attaque rapide est un aspect que je ne trouve pas assez présent au Ultimate. De plus, l’anticipation et la prise de décision rapide sont des aspects qui devraient être encouragés davantage. Si je compare avec mon expérience au soccer, avant même de recevoir le ballon il faut savoir où sont les options disponibles pour ensuite jouer en une fraction de seconde. En effet, la prise d’informations sur le terrain avant la possession du ballon est très importante, voire indispensable. Je crois que cet aspect pourrait s’appliquer au ultimate. Pour terminer, les joueurs devraient être capables de jouer dans les directions latérale et arrière aussi aisément que vers l’avant. En effet, développer une vision non-linéaire du jeu serait utile au ultimate pour mieux orienter et coordonner ses courses en fonction des autres joueurs.

Pour consulter les autres entrevues.

One thought on “Entrevue du lundi avec Sandra Williams (Soccer)

  • Une petite machine la William!

    Bien hâte de jouer avec toi!

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