Entrevue du lundi avec Philippe Thivierge (Badminton)

De plus en plus de QuébécoisES pratiquent l’ultimate. Mais qui sont tous ces joueurs? D’où proviennent-ils? Sans négliger le développement junior des dernières années, on s’initie à l’ultimate assez tard en général, pendant les années universitaires ou même après. Pour certains, l’ultimate est un premier sport et permet de rester actif. Pour d’autres, l’ultimate représente une deuxième carrière sportive… Or, depuis quelques années, on rencontre fréquemment ces athlètes des autres sports qui se sont transformés en joueurs et joueuses d’ultimate.

Au cours des prochaines semaines, nous publierons des entrevues réalisées avec des joueurs qui ont pratiqué un autre sport avant l’ultimate. Cette semaine, nous interviewons Philippe Thivierge de Montréal et originaire de Sherbrooke.

Question 1 : Quel sport de haut niveau autre que l’ultimate avez-vous pratiqué dans votre vie?

Badminton

Avec quel club?

Le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke et, ensuite, à mon arrivée à Montréal, je me suis entraîné avec l’équipe du Québec.

Quel niveau de compétition avez-vous atteint?

Élite : je pense que c’est honnête de dire qu’au début des années 2000, je me classais entre 10e et 20e au Québec.

Décrivez une de vos bonnes performances?

Mon meilleur résultat a été d’atteindre la finale dans un tournoi provincial Élite en double mixte. Je n’avais pas de partenaire et les organisateurs du tournoi m’en ont trouvé une de bon calibre; Amélie Felx (qui joue maintenant au frisbee également). Nous avons perdu la finale 3 sets. Ah oui, en demi-finale, on a battu un gars qui était allé aux Jeux olympiques quelques mois auparavant. Il était jumelé avec une joueuse junior, mais quand même.

Question 2 : Qu’avez-vous apprécié le plus dans cet autre sport?

– Le fait que ce soit un sport individuel ; tu ne peux compter que sur toi, il n’y a pas de cachette.

– C’est un sport très complet qui allie stratégie, endurance cardio-respiratoire, technique et vitesse.

Question 3 : Qu’est-ce qui vous a amené à jouer au ultimate?

Au secondaire à Sherbrooke, un éducateur physique en stage avait enseigné ce sport à plusieurs classes. Ensuite, à l’Université, alors que j’avais une session d’étude, j’avais monté une équipe avec des joueurs de badminton du Vert et Or, pour faire partie de la ligue de 4 équipes à Sherbrooke (en 2001?). Dans cette ligue, il y avait une équipe qui s’appelait Stakatak. Elle était la seule équipe à lancer des flicks et à ne pas forcer straight mais je me permets de dire qu’on les battait quand même. On trouvait ça très drôle.

À mon arrivée à Montréal, un collègue de travail m’a invité à faire partie de son équipe dans le F où j’ai entendu parler de stack pour la première fois.

Question 4 : Avec quelle(s) équipe(s) d’ultimate jouez-vous? de quelle ville?

Ces dernières années avec Méphisto de Montréal et maintenant avec l’équipe mixte Odyssée. Cet hiver, je joue avec les Petites douceurs dans le Circuit québécois d’ultimate 4 contre 4.

Question 5 : Qu’est-ce que vous appréciez de l’ultimate?

C’est un sport très complet qui allie stratégie, endurance cardio-respiratoire, technique et vitesse. 🙂

Je peux exploiter ma vitesse en ligne droite plus qu’au badminton.

Question 6 : Quels aspects de l’ultimate pourrait-on améliorer?

Bonne question. Certainement le développement des jeunes au Québec. Il faut qu’à l’ultime les meilleurs athlètes en viennent à penser à notre sport instinctivement lorsqu’ils ont 12 ou 15 ans, pas juste quand ils commencent à être fini dans leur sport respectif. Un jour, un athlète qui commence à jouer au badminton à 20 ans va répondre “le Ultimate” quand il se fera demander quel sport il pratiquait avant. Pour ca, il faut avoir des coachs et des programmes dans les écoles secondaires et au collégial. Il faut également accroître la visibilité!

Je cherche une autre réponse dans le sport comme tel. Les arbitres, je n’y crois pas, la seule chose qui me dérange c’est le cutter qui vient de se faire faire une “D” et qui appelle faute pour annuler le revirement. Un revirement coûte tellement cher, ce n’est rien comparativement aux verges perdues par la contestation. Même si on le croit mal intentionné, il n’y a rien qu’on puisse faire. Mais je n’ai pas vraiment de solution. Même s’ils emmènent un regard objectif sur chaque situation les observers ne peuvent pas tout voir et ça n’améliore pas vraiment les appels de faute finalement. Par contre, les appels de ligne (in ou out) systématiques, ça c’est bon.

Pour améliorer la qualité du spectacle, il faudrait accélérer la remise en jeu après un arrêt de jeu.


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