Retour sur les Championnats d’Europe

Il y a trois semaines, j’ai eu la chance de participer aux Championnats européens avec l’équipe française Jacksun’s de Fontenay-le-Compte. Par ce texte, je désire vous partager quelques expériences.

Conditions de jeu
Le tournoi avait lieu à Londres juste au nord de l’aéroport Heathrow dans des conditions météorologiques exceptionnelles (pour Londres!). En effet, durant les 4 jours de compétition, pas une goutte de pluie ni de vent. Par contre, tout n’était pas parfait : le sol était dur comme du ciment. Ça me rappelait les terrains de Toronto pendant les Championnats canadiens 2007.

Le format
Tout comme dans les tournois internationnaux de la WFDF, le format était de deux matchs par jour avec une pause entre les deux. J’ai réalisé que j’étais heureux dans mes habitudes, c’est-à-dire 4 parties de suite comme on le fait souvent aux États-Unis et au Canada. De cette façon, un bon réchauffement le matin suffit et le corps reste chaud toute la journée.

Diversité culturelle de l’ultimate européen
L’ultimate en Europe est vraiment particulier à cause de la diversité des cultures et langues qu’on y trouve, alors qu’au Québec, on joue soit contre des Québécois et il n’y a rien de spécial ou soit contre des anglophones canadiens ou américains ce à quoi on est vite habitué. Le plus intéressant est de comparer les particularité de chaque culture et de voir en quoi ça personnalise leur façon de jouer l’ultimate.

Le tournoi avec les Jacksun’s
L’objectif des Jacksun’s était de préserver le résultat de l’année dernière (faire le top 8) et même de viser une place en demi-finale ce qui aurait été une très belle réussite. Nous avons joué le premier match contre Chevron, une équipe d’Angleterre préclassée au fond de notre pool. Le jeu qu’ils nous ont montré ne m’a pas tellement impressionné : les joueurs n’étaient pas très mobiles. Par contre, ils valorisaient beaucoup la possession du disque de sorte qu’ils ont profité de nos erreurs et nous avons perdu. Ensuite, nous avons perdu le deuxième match ce qui terminait notre première journée. Le jour 2, nous nous sommes repris en remportant les deux parties ce qui nous a permis de participer à un match de préquart le samedi matin. Nous jouions ce match contre Ragnarok, une équipe du Danemark avec qui Alexandre Chabot évolue (mais absent au tournoi)! Nous avions une avance de 3 points en milieu de partie, avance que nous avons gachée par la suite par des erreurs à l’offensive et des bons jeux défensifs de Ragnarok et nous avons finalement perdu par deux en manquant le point universel par peu. C’était décevant pour l’équipe, car cela signifiait que nous avions raté nos deux objectifs. Il fallait se reprendre, chose que nous avons fait en remportant les trois parties suivantes pour terminer en 9e position.

Réunion des nations
Le vendredi soir, grâce à l’invitation de Greg, j’ai pu assister à la réunion des représentants de chacun des pays participants. Cela rassemblait une trentaine de personnes (Italie, France, Angleterre, Russie, Autriche, Espagne, etc.). La réunion avait lieu en anglais et était présidée par un Autrichien. Parmi les discussions à l’ordre du jour, on discutait des problèmes vécus dans chacune des quatre régions dans lesquelles l’Europe est divisée.

Par exemple, la région Nord-Ouest suscite quelques problèmes, car l’Angleterre domine cette région. Dans la division Hommes, les quatre équipes de la région Nord-Ouest qualifiées pour les Championnats européens sont anglaises. Ainsi, les Anglais trouve que le tournoi de qualification régional manque d’intérêt alors que les Irlandais trouve que ce n’est pas trop motivant de se rendre en Angletterre pour se faire planter 15-4 au tournoi régional…

Quant à d’autres régions, c’est le manque d’équipe qui provoque des discussions. Doit-on fusionner les petites régions pour augmenter le nombre d’équipes? Certains croit plutôt que cela augmente les distances à parcourir et décourage les nouvelles équipes et les nouveaux joueurs ce qui hypothèque plutôt le développement de cette région.

D’autres problématiques sont inconnues en Amérique. Certaines équipes ont besoin de visa pour entrer en Angleterre et participer à un tournoi. Or, on n’obtient pas un visa toujours aussi facilement. Par exemple, une dizaine de joueurs de la Russie n’ont pas réussi à obtenir le visa nécessaire à la participation au tournoi tenu en Angleterre. La représentante de la Russie a indiqué qu’ils étaient contents que le prochain tournoi international ait lieu à Prague où ils pensent avoir plus de chance avec l’obtention des visas.

D’autres discussions concernaient la création d’une association européenne d’ultimate qui agirait comme intermédiaire entre la WFDF et les associations nationales.

La finale de la catégorie Hommes
La finale opposait Chevron, la quatrième équipe d’Angleterre, contre Skogs de la Suède qui venait de gagner la demi-finale contre Clapham, l’équipe de Londres. Chevron qui ne m’impressionnaient pas pendant leur premier match se sont décidés de courrir de plus en plus avec le tournoi qui avançait. Ce sont d’ailleurs eux qui ont remporté la victoire contre les Suédois avec qui évoluait Sam Kennedy, un ancien joueur de Méphisto et maintenant de Goat.

Pour plus d’informations sur le tournoi et ses résultats visitez :