Showcase, Power Pool et Quart de finale

Bonjour tout le monde,

J’ai manqué un peu de temps ces derniers jours pour vous écrire. Je suis donc un peu en retard sur les nouvelles. Je vous épargnerai les scores des matchs parce que je suis convaincu que vous les avez tous suivi via le site des Mondiaux.

Nous avons joué notre showcase contre la Suède mardi. Mais, qu’est-ce qu’un showcase? C’est tout simplement le match disputé devant le “beer garden”. Il y a normalement une bonne foule. En plus, Team Canada attire une foule assez impressionante à chaque partie que nous disputons. Les gradins étaient donc plein pour ce match. J’ai joué un peu plus qu’à l’habitude pendant cette partie. Rien de spectaculaire, mais de la bonne défense. Ce qui est bien avec notre équipe, c’est que tous en général joue de la bonne défense. Il n’y a pas de point faible et on peut faire confiance à tous les joueurs. C’est sans parler de notre ligne offensive qui ne fait pas beaucoup d’erreur. Et lorsqu’elle en fait, elle récupère normalement le disque. Fait marquant de cette rencontre: un de nos joueurs bloque un hammer en levant les deux bras et se disloque une épaule. Il se prend alors le bras avec la main opposée et se replace l’épaule dans le bon trou. Sans dire un mot, il se met à courir pour recevoir la prochaine passe. Je n’avais jamais vu ça avant!!!

Après la première ronde, nous avons été reclassés dans des power pools. Deux gros matchs contre le Japon et l’Angleterre. Le Japon me faisait peur depuis que j’avais perdu contre eux en Australie quelque chose comme 17-4. Par contre, ils ont une faiblesse que tous ont exploitée jusqu’à présent dans ce tournoi: le backhand. Les japonnais basent leur attaque entièrement sur le flick. Ils ne regardent même pas où est le receveur et lancent. Par contre, leur backhand est beaucoup moins efficace et ils ne clairement pas confortable à le lancer. Malgré le résultat serré, je n’ai jamais senti que nous étions menacés. Notre défense obtenait les revirements, mais avait énormément de difficulté à marquer des points. Notre attaque elle est toujours aussi solide et a un taux de réussite très élevé. 16-14 Canada, mais le résultat ne réflète pas nécessairement l’allure du match. Peut-être les reverrons-nous en finale.

Les anglais eux étaient prêt à se battre pour gagner la partie. Après une défaite crêve-coeur contre le Japon quelques heures plutôt, ils voulaient gagner à tout prix. Nous avons la mauvaise habitude de ne pas ouvrir la machine dès les premiers points. C’est exactement ce qui est arrivé contre la Grande-Bretagne et avons échangé les points pendant une bonne partie de la première demie. Ce n’est pas la bonne façon de faire les choses parce que ça permet à l’adversaire de croire. L’espoir peut faire faire de grandes choses à une équipe et c’est dangeureux de jouer à ce jeu là. Heureusement, notre grosse machine s’est mis en marche assez rapidement et nous nous sommes sauvés avec une victoire relativement facile.

Finir premier dans le power pool nous donnait donc l’avantage pour le quart de finale. Cela s’est traduit en jouant contre la Finlande aujourd’hui. Une victoire qui semblait dans la poche, mais qui aurait bien pu tourner autrement. Tout allait bien avec une avance de 6-2 en début de partie. La plupart des gros canons de Team Canada prenait du repos en vue du match de demain. Un peu de surplus de confiance à mon avis, mais bon, c’est comme ça qu’eux voyaient la chose. Soudainement, notre attaque s’effrondre. Trois bris consécutifs et le score est maintenant égal 6-6. Andrew Lugdsin a alors appelé un temps mort. Une minute de pause pour crier et nous réveiller. Semble-t-il que c’est ce que nous avions besoin pour nous remettre en marche. L’attaque s’est ressaisie et la défense s’est resserrée. Nous n’avons donné qu’un point à nos adversaire après ce temps mort. Sur le terrain d’à côté jouaient les américains et les colombiens. La Colombie a causé bien des surprises dans toutes les divisions à ce tournoi. Même contre les puissants USA, ils ont réussi à marquer 10 points lors d’une belle bataille. Pas mal pour un pays qui n’était même pas sur la map du Ultimate il y a 4 ans.

Je suis présentement à la soirée d’échange, une tradition lors de chaque championnat du monde. Ça consiste à echanger des jerseys pour d’autres jerseys. Parlez-en à JS Merette, il se rappelle surement de son échange pour une fameuse camisole “Ultimate des Andes”. Je me demande bien ce qu’il a pu en faire? Je ne suis pas tellement fort sur les échanges. En plus, il n’y a pas beaucoup de jerseys qui me plaisent. J’ai parlé au japonais, mais il n’y avait personne de la même taille que moi. Je vais essayer de nouveau demain après leur partie contre les USA. Ils m’ont que leur numéro 14 étaient leur plus gros joueur. (Gros dans le sens de gigantesque. Je suis gigantesque pour un japonais!) Il y a peut-être le jersey suédois qui m’intéresse. Même si Matt Sundin n’a pas signé pour le CH. Je vous en reparle…

Désolé pour ne pas avois mis de photo. Tout simplement manque de temps…

À bientôt,

Eric